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Passage de frontières.

Categorie : Transmongolien

 

Comme annoncé lors de l’achat des billets, on se trouve en deuxième classe. Dans notre compartiment 4 couchettes (superposées de chaque côté), on se retrouve avec une dame Mongole tout de suite très souriante et accueillante. Il en est de même pour la Provonidtsa qui est elle aussi une mongole avec laquelle nous aurons rapidement quelques liens particuliers passant par le rire.

Contrairement à la deuxième classe que nous avons eu entre Saint Petersbourg et Moscou, ici aucun repas ni eau n’est servi. Aucune prestation alimentaire supplémentaire par rapport à la troisième classe donc. Le samovar demeurera donc notre ami pour se faire du thé.

Les nuits seront évidemment plus calmes que dans le Transsibérien. Ici nous sommes compartimentés donc aucun problème ni pour les pieds qui peuvent dépasser, ni pour un quelconque désagrément concernant le claquement de la porte des toilettes.

 

Si on apprécie ce confort, on aurait grandement préféré retourner en troisième classe, que nous avons aperçu en montant dans le train. Dans notre wagon, il y a une majorité d’étrangers. On se trouvera ainsi d’un le compartiment d’à côté un groupe de trois dames retraités françaises que nous apprendrons autant à apprécier pour certains côté qu’à mépriser. En effet, si elle se montrerons toujours courtoises à notre égard et nous offriront à la fin du voyage des nouilles chinoises en pot qu’elles n’avaient pas dégusté, elles auront parfois des remarques très insupportables. Par exemple vis-à-vis d’un adorable enfant Mongole qui ne faisait que courir un peu dans le couloir pour se dégourdir les jambes et avait le malheur (sarcasmes) d’être curieux et regarder en souriant et riant les gens dans leurs compartiments, une des femmes lui lancera avec un sourire : T’es un sale gosse toi hein ! Un sale gosse mal élevé hein ! Oui oui ! J’enragerais au point d’être à deux doigt d’aller les insulter pour leur imbécillité et étroitesse d’esprit. Heureusement, des scènes de ce type ne se déroulèrent pas souvent et nous aurons majoritairement droit à entendre plutôt des conversations limites gores concernant leurs sous-vêtements ou leur tour de taille.

 

De manière plus plaisante, nous sympathiserons avec un couple de retraités de Singapour, ainsi que des jeunes venant d’Allemagne et d’Angleterre qui nous feront goûter une forme de muesli Russe. Moi qui n’aime pas le muesli à la base, autant dire que je n’ai pas aimé du tout. Plus largement on se filera quelques tuyaux sur nos incompréhensions diverses, ce que je ferais également un peu avec un Australien – et dieu sait qu’il peut en avoir des incompréhensions dans un train quand on est dans un pays où tout est écrit en cyrillique, que le billet de train indique un coup l’heure de Moscou et un autre coup l’heure locale et enfin que l’heure locale change souvent de fuseau horaire !

 

Ceci étant, dans notre journée et demi de train, on retiendra principalement les 5 heures et quelques d’arrêts à la frontière Russe pour majoritairement assister à une danse des wagons. En effet, on nous demandera d’attendre sur le quais de la gare la majeure partie du temps et observerons les wagons est détachés un à un, rattachés, détachés de nouveau, être séparés sur deux voies différentes… bref autant dire que c’était histoire de faire bosser des gars qui n’avaient rien à faire quoi ! Au final, le moment où les autorité russes analyseront nos passeports après les avoir empruntés se révèlera plutôt rapide et sans encombre pour nous. Tant mieux. On aura droit à bien plus de formulaires du côté mongole de la frontière où on nous fera patienter une bonne heure et demi supplémentaire. Etonnant !

Gare frontière côté russe où nous avons attendu.

Ce voyage donc est loin de ce que nous avons vécu dans le Transsibérien – en même temps en étant en deuxième classe et en ne passant d’une journée et demi ça ne pouvait pas être similaire – d’autant que la deuxième nuit, nous serons seuls car la femme est descendu à la frontière mongole. Ce fut principalement une lutte contre la chaleur qui ne nous donnait pas envie de faire grand chose mais dont l’aboutissement valait néanmoins le coup puisque nous voilà désormais en Mongolie.

 

Yayann

 

 

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