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Oulan Baator, capitale de la Mongolie.

Categorie : Oulan-Baator

On arrive à Oulan-Baator à 7h30 environ, capitale de la Mongolie. L’auberge de jeunesse a commissionné un taxi d’office quand on a réservé pour la nuit trois jours auparavant. On a essayé de recontacter Tuya, une des responsables, mais en vain. Finalement, ce n’est pas désagréable d’avoir quelqu’un qui te prend en charge dès la sortie du train ; ça évite de galérer. Surtout que pour le coup, l’Auberge n’est indiquée nulle part : ni sur la portée d’entrée de l’immeuble, ni sur celle de l’appartement. Donc heureusement finalement que Tuya n’a pas reçu – ou ignoré – nos messages disant qu’on souhaitait se débrouiller par nous-mêmes ! 4€ le taxi… ça valait en plus le coup.


On se retrouve donc dans cette auberge appelée « Petite Marmotte » sur les conseils de Marie à Irkustk car c’est seulement 5€ avec petit déjeuner à volonté. Comme le nom peut l’indiquer, l’auberge est tenue par des française, ou du moins un français, Vincent et une femme mongole, la fameuse Tuya, parlait parfaitement français. A notre arrivée c’est une jeune mongole qui nous indique nos lits sans un mot (elle ne parle ni anglais et ni français) avant de retourner se recoucher. Bon…on pose nos sacs et ne savons quoi faire vu que personne, et surtout pas un gérant nous a expliquer les pièces et règles du lieu. On ouvre une porte, puis deux et on trouve ainsi la salle de bain, les toilettes et la cuisine/salle à manger. Suffisant pour qu’on s’occupe un peu bien qu’on ne sache pas quelle nourriture on peut se servir pour le petit déjeuner gratuit. Finalement, d’une chambre mezzanine attenante à la cuisine/salle à manger émerge une étrangère à laquelle je demande des informations. Parfaitement bilingue anglais, elle se met à exploser qu’elle ne sait presque rien, n’ayant pas vu les gérants alors qu’elle est arrivé la veille. On discute fortement ainsi, me demandant au fur et à mesure dans quel endroit je suis tombé puis elle m’apprend comment ça s’est passé pour elle. Contrainte de partir, elle ne sait même pas où/qui payer et je l’enjoins à partir sans payer, les gérants n’ayant qu’à être présents ! Notre conversation animée ayant réveillé quasiment tout l’auberge – aïe ma grosse voix – les gens se lèvent au fur et à mesure et je peux ainsi constater qu’ils sont tous français. Ils m’apprennent ainsi qu’il est toujours possible de contacter la gérante en demandant à la jeune mongole, ce que je m’empresse de rapporter à l’étrangère qui en est surprise. Finalement, je m’engage à la contacter pour elle, vu que je parle français et qu’elle doit partir. Elle m’en remercie et s’en va tandis que je m’exécute, m’arrange avec la gérante, qui m’affirme arriver vers 11h, et commence à discuter avec les français de l’organisation de l’auberge. Ceux de mauvaise foi m’affirmeront qu’il n’y a pas de problèmes, que l’étrangère est folle, tandis que certains admettrons qu’ils ont eux aussi été pris au dépourvu au départ : je comprendrais rapidement qu’en parlant tous que peu anglais, ils n’ont pas compris la femme, étant plus facile de la considérer comme folle parce qu’elle s’emballait de ne savoir quoi faire et de ne pouvoir parler.

 

Bref, ces péripéties passées, et une bonne douche plus tard, vient le fameux petit déjeuner où je me goinfre de tartines à la confitures accompagnées de thé en discutant avec l’ensemble des français de l’auberge qui évoquent leurs expériences passées ou à venir dans les steppes ou montagnes mongoles.

Vint ensuite le moment de sortir. Journée très chargée où il fallait notamment aller à la gare routière acheter les tickets de bus pour Kharakhorum et aller à la gare ferroviaire prendre un billet de train jusqu’à Zamyd-Udd, ville frontière de Mongolie, qui nous permettra ensuite d’atteindre Pékin en bus.

Nous marchons tout d’abord vers le sud ( l’Auberge étant tout au nord), au centre de la ville où se trouve la maison du Gouvernement – où trône une immense statue de Gengis Khan assis sur son siège et qui borde la place Suhbaatar, du nom de la statue équestre présente en son centre et qui est l’homme qui a importé le communisme en Mongolie (époque révolue !). Nous marchons ensuite le long de la principale artère, l’Avenue de la Paix, en direction de l’ouest et atteignons tout d’abord la Map shop où nous achetons une carte de la région de Kharakhorum , où nous allons faire notre randonnée dans les steppes, puis nous nous rendons ensuite au Monastère Gandan qui compte actuellement 10 temples encore en activité et environ 900 moines bouddhistes.

Situé au sommet d’une colline au sein de la ville, il s’agit d’un haut lieu touristique, l’espace entre les différents temples du monastère en subit parfois les conséquences avec des petits tags/ou éventuels chewing-gums sur les rouleaux à prière. Les ventes de cacahuète pour pigeons se portent également très bien, au grand bonheur des obèses volatiles.

Aussi, si l’extérieur des temples a pu nous impressionner au premier abord car c’est une première, ce n’est rien comparé aux intérieurs. Quand nous nous apercevrons que certains temples sont ouverts avec des moines en train de réciter des prières, nous ne pourrons en premier lieu que regarder du perron. En effet, nous serons trop impressionnés par la ferveur des moines avec leurs prières fortes et incessantes dans un décor à la haute de notre vision des temples bouddhiques. Ce ne sera que dans un second temple que nous oserons finalement entre pour s’asseoir au côté d’une mongole dans le seul banc disponible à cet effet et disposé contre un des murs. Nous resterons bien vingt minutes, enivrés par l’atmosphère du lieu. Il est si bouleversant (combien de fois aurais-je utilisé ce mot durant ce voyage ?!) de voir et écouter ces moines récitant des prières à l’unisson. Pourtant, ils ne sont pas moins humains et modernes puisqu’il n’est pas gênant d’en voir certains échanger quelques paroles en rigolant ou bien sortir leur téléphone portable. En tout cas, cela n’alterne en rien la puissance des prières puisque quand certains s’arrêtent, il y en a toujours d’autres qui viennent d’arriver et qui reprennent. Nous verrons en tout cas la majorité de ces moines ne pas s’arrêter sauf pour boire dans leurs bols de précieux liquides (serait-ce juste de l’eau ? ou du lait de jument fermenté ?) que leur versent silencieusement et continuellement des moines munis d’énormes récipients.

Dans cette salle rectangulaire, les gens font le tour en joignant leurs mains devant les différentes statues de divinités voire posent leurfront sur des coussins drapés de jaune situés devant les moines. Il n’est pas rare que certaines reprennes des prières. Tous ces mongoles que nous prenions pour de simples touristes à l’extérieur seront tous devenus des fidèles une fois à l’intérieur. Je ne me sens pas, pour ma part, gêné de devoir faire le tour de la pièce sans faire une prière car nous n’aurons vu aucun occidental passer. C’est pourtant sans réaction particulière que certains moines nous verrons faire le tour des statues nombreuses mais souvent petites, situées derrière des vitres et donc contourner les piliers fins et les draperies aux couleurs vives tombant du plafond et légèrement ternies par le soleil. Nous nous rendons enfin dans le temple principal où se trouve une immense statue en or de 26.5 mètres de haut de Jainraisig, la divinité de la compassion. Massif. Je suis très impressionné et subjugué par la taille et l’expression corporelle de cette statue dans le haut bâtiment qui la contient, de rouleaux de prière faisant d’ailleurs le tour tandis qu’à ses pieds brûle de l’encens que les fidèles hument avec un mouvement de main.

 

Nous ressortirons donc ravis de ce monastère dont nous n’attendions pas tat puisqu’on pensait que le bouddhisme serait encore balbutiant en Mongolie en raison de la période communiste. En effet, durant ce période, plus de 900 temples furent détruits tuant des milliers de moines. Le monastère de Gandan lui-même fut durant une dizaine d’année des logements et écuries pour les Russies tandis que la statue fut détruite (et reconstruite derrière par la générosité des gens) ainsi que 5 autres temples.

Après cela, nous ne pourrons nous empêcher d’aller manger dans un restaurant mongol car on sait les prix bien bas. On choisit donc les restaurants fournissant de tels prix et surtout de la nourriture mongole. Voilà donc qu’on se retrouve avec deux grosses assiettes de riz/viande/crudités, plus deux gros mets fris à côté, pour deux menus de moins de 7€. Un régal ! On a enfin l’impression d’être rassasiés !

Après ça, on décide de faire les courses pour le trek dans les steppes de Mongolie. On dévalise le rayon « nouilles chinoises » – déposons le tout à l’auberge avant de prendre un bus, conseillé par Tuya, nous emmenant à la gare routière. Autant dire que dans le bus, c’est la guerre ! Les voitures roulant n’importe comment, sans voies prédéfinies essayent de s’imposer à coup de klaxons. Je ne sais pas comment on n’a pas eu d’accident. A la gare routière, que nous atteignons one a pas eu d’accident. A la gare routière, que – Miracle !- nous atteignons en un seul morceau bien que retournés, on obtient nos billets pour Kkarakoroum. Tandis que nous nous dirigeons ensuite à la gare ferroviaire à l’aide des bus mais surtout de nos jambes – pour acheter le ticket de train pour la frontière avec la Chine. Ouf ! Voilà de bonnes choses de faites …

Ensuite, on décide d’aller à un spectacle de danse et musique traditionnelle. Tous les touristes nous l’ont conseillé, c’est donc un truc touristique, néanmoins nous partons du principe que cela permettra d’avoir un aperçu de la culture traditionnelle mongole. Etant 17h30, on décide de prendre un taxi depuis la gare. Enfin… « prendre un taxi ». En effet, il suffit d’agiter son bras au bord de la route pour qu’immédiatement une voiture s’arrête et s’improvise taxi, fixant librement son prix. Du coup, il me faut 5 secondes à peine pour arrêter une voiture qui nous emmène à l’endroit où l’on pense – tout comme le Lonely Planet – que se déroule la représentation. Seulement, on ne trouve pas du tout où c’est. On court à droite à gauche durant 10 minutes puis croisons un groupe de touristes anglophones qui nous indiquent un monastère à côté. On s’y précipite, voyons une pancarte annonçant chants et danses… mais à 17h ! On se dit que ce doit être juste l’ouverture de l’entrée à cette heure-là et achetons nos billets.

Alors qu’on nous accompagne dans la cour du monastère (car nous sommes seuls) pour nous ouvrir le plus grand des temples, ons’attend à rejoindre le public et nous nous trouvons finalement… dans un musée. On tombe de haut. On vient de comprendre qu’on a payé un ticket pour le monastère et non un quelconque spectacle ! On essaie néanmoins de rapidement se remettre de notre stupeur et déception car c’est malgré tout un monastère que nous visitons ! Ainsi, en plus du temple principal où de très nombreux et diverses objets bouddhiques sont entreposés, on nous ouvre unes à unes les portes des autres temples où nous trouverons cette fois des statues et des autels de prière. Nous sommes impressionnés par tout ce travail sur la couleur , ce travail du bois sur les murs d’où émergent des statues qui sont ainsi ni incluses dans les parois, ni en relief et détachées. On appréciera enfin les statues de divinités aux poses grotesques voire tapageuses qui ont toutes le mérite d’être en papier mâché.

Au final, ce monastère a des intérieurs intéressants l’extérieur parfois décrépi des bâtisses, les jardins non entretenus et surtout la zone géographique du monastère – au milieu de tours de verre ou d’immeubles – enlèvent beaucoup du charme de l’endroit. Il faut dire que plus un moine ne vient dans ce monastère depuis 1938, ce qui n’a pas aidé à la conservation.

Après cette dernière visite, nous nous rendons à l’auberge pour pré-écrire nos articles (car l’auberge n’a pas internet) et laver le linge. Nous profiterons également pour faire une pause thé en compagnie de français. Vers 22h, nous décidons d’aller manger dans un restaurant non loin que nous avons repéré plus tôt. Etant donné que l’on a sélectionné le restaurant par rapport au prix et que non loin se trouvent des restaurants haut de gamme remplis d’occidentaux, autant dire que celui où on compte aller n’en n’a pas vu beaucoup ! Seulement problème, on n’a pas vu l’heure passer et notre restaurant ne sert déjà plus à 22h (en France, ce serait normal à certains endroits, me direz-vous). On va à celui d’à côté, constatons qu’il sert toujours mais le problème est que le menu est écrit en cyrillique. Du coup, sans aucune photo, il nous est difficile de savoir ce qu’on commande. On décide du coup d’aller dans un restaurant coréen. Seulement, la vue des images des plats me rebutera carrément –n’étant pas porté sur les fruits de mer et poissons séchés. Revenus dans le précédent restaurant, j’allais commander en désignant l’assiette d’un des clients quand un mongol parlant anglais nous prend en main et nous commande des plats en fonction de nos goûts. Nous nous mettons donc à table avec lui et mangeons ainsi notre repas à discuter d’Oulan Baator (car il est né et a passé sa vie ici), et beaucoup il est vrai du camp de yourtes qu’il vient d’ouvrir dans les steppes. Nous déclinerons poliment tout séjour dans son camp, promettant de faire tourner l’information en France.

Après manger, nous rentrons préparer nos sacs pour le lendemain en laissant des choses sur place, avant de se plonger dans nos lits.

 

Yayann

 

 

Commentaires (3)

Ouf!! des nouvelles.
Heureux de pouvoir à nouveau suivre vos aventures
et de vous savoir en bonne santé.
Hé oui, on ne peut pas s’empêcher d’être inquiet.
Au fait yann, inscription au permis effectuée ce jour,
dés que tu seras à Paris il faudra que tu choisisses entre deux pèriodes pour que je puisse le communiquer au gars rapidement.
Dés que tu peux me le dire aussi, précises moi si tu
peux être dans le lot à partir du vendredi 9 septembre? Je t’expliquerai pourquoi.
Bon maintenant je vais pouvoir me replonger dans vos articles et photos.
Gros bisous.
Didpap

Yann pour la deuxième question, si tu pouvais m’envoyer une réponse par retour de commentaires ça serait super!!
Merci, gros bisous.
Didpap

J’ai hate de voir les commentaires et photos de votre
passage dans les steppes mongols.
Avec surement encore des échanges humains innoubliables et des paysages ou l’infini prend toute son importance.
Bisous.
Didpap

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