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Nous sommes visibles depuis l'espace ! Le réveil sonne. Une fois. Deux fois. Ah voilà, cette fois c'est la bonne ! En effet, nous avons un réveil très tôt pour voir le lever du soleil. Je sors de la tente et ai la chance d'assister à un spectacle extraordinaire où un soleil rougeoyant beigne... Lire la suite

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Moment de vie dans le Transsibérien.

Categorie : Transsibérien

On arrive dans le Nord-est de Moscou, dans la zone des trois gares par laquelle même nous étions arrivés lors de notre premier jour dans la ville. Nous sommes très exactement parvenus là en sortant du métro à l’intérieur même d’une des gares. On demande si c’est la bonne. Oui. On nous indique le Transsibérien  qui se trouve être  juste à côté ! On remonte le quai, wagons après wagons de ce mythique train avant de s’arrêter voiture 16, notre voiture. Une hôtesse, la provonitsa,  très jeune et jolie contrôle nos tickets et nous indique par des signes de main – absence d’anglais oblige- de nous installer aux places 34 et 36. Nous y voilà !

Nous entrons enfin dans ce qui sera notre maison, notre toît et notre quotidien durant quatre jours. Quatre jours. Quatre jours qui nous emmènerons  jusqu’à Irkutsk, la Sibérie et son Lac Baïkal tandis que le train continuera un peu après jusqu’à la ville de Oulan-Oude et non jusqu’à Vladivostock comme le font certains autres trains et comme l’est la ligne historique.

Dans ce wagon numéro 16, en plaskartny, soit en 3e classe, nous sommes tout au fond, à côté de la porte des toilettes – que nous apprendrons à haïr et à maîtriser – et sur la droite (dans le sens d’avancement du train), dans les deux places du dessus de la zone à quatre lits. En-dessous de nous se tient un sympathique couple de grands-parents russes tandis qu’une petite fille – qu’on ne verra que pour dormir – et un jeune complètent notre « champ de vision » en étant installés sur la banquette superposée à gauche le long du couloir.

Le train démarre. On ne peut plus reculer. Une fois nos draps propres de mis,  sous l’oeil bienveillant de « Papy et Mamie », nous nous installons sur nos banquettes de quinze centimètres trop petites pour moi et prenons ainsi connaissance des possibilités pour se mouvoir dans cet environnement où nous passerons la majeure partie du temps.

Ceci ne veut pas dire que nous ne faisons que dormir ! Non ! Enfin… seulement le premier après-midi (on a pris le train à 13 H) où l’on récupère d’une matinée un peu marathon où on a couru de manière infructueuse pour rejoindre un Décathlon afin de trouver des bouteilles de gaz pour le réchaud. Autrement, on profite surtout du voyage  pour lire, écouter de la musique, jouer aux cartes, boire du thé, boire du thé, boire du thé, boire du thé… Oui, il faut avouer que le fait d’avoir de l’eau chaude à volonté dans chaque wagon grâce à une machine appelée samovar a fortement contribué aux « Tea Time » permanents.

 Nous n’oublions nullement les repas qui se composent de gâteaux Petit Lu pour le petit déjeuner, achetés sur Lyon, et sinon exclusivement des nouilles chinoises pour les repas – autant dire qu’on a notre taux de sel pour dix ans !  Nous ne résistons pas longtemps à quelques spécialités que l’on peut acheter à chaque arrêt du train. En effet, excepté tard dans la nuit, des femmes voulant gagner un peu d’argent viennent sur les quais (quand il y en a…) avec des chariots remplis de mets souvent faits maison (bon on trouve parfois des bounty et autres twix…) ou bien plus rarement d’objets et de vêtements tels des chapkas ou des lustres. Nous adorons, pour notre part, acheter de gros beignets fris à la pomme de terre et essayons également les beignets fris avec une saucisse bien que cela soit plus écoeurant.

Côté paysages, nous passons tout de même aussi de longs moments à les observer, bien que cette activité est limitée en raison du mauvais état des vitres. Coup de chance pour nous,  le haut des vitres s’ouvre,  nous offrant heureusement une belle vue en plongée de nos couchettes. En réalité, les paysages ne varient que peu. Ce sont majoritairement de longues forêts de pins et de bouleaux entrecoupées de clairières parfois marécageuses s’étendant souvent sur des étendues très plates qui ne se valonneront qu’à l’approche d’Irkutsk. Nous croisons nombre de hameaux de datchas en plus ou moins bon état et perdus au milieu de nulle part que nous brûlerons d’envie durant toute le voyage d’aller voir de plus près.

Côté échanges avec nos voisins, si rapidement nous utilisons la carte du monde que j’ai apporté pour expliquer au « grands parents » d’où nous venons, il faut une journée supplémentaire pour oser aller au-delà de ça et se frotter par exemple au jeune homme du côté gauche. Les vieux se montreront toujours polis et courtois -n’hésitant pas à laisser un bout de leur couchette pour que nous puissions aller en bas et ce alors qu’ils étaient préalablement couchés – bien qu’ils finirent probablement agassés à la fin du voyage de recevoir sur eux des objets venants de nos couchettes (Gravité quand tu nous tiens !). Nous franchissons finalement le pas avec d’autres gens du wagon quand je me mets à prononcer des mots russes inscrits dans le Lonely Planet, provoquant la curiosité et le sourire de beaucoup, avant de carrément proposer à deux gars, le jeune de la banquette de gauche et un jeune de notre âge  originaire du Kirgisthan (ancien pays faisant partie de l’URSS donc parlant russe), de jouer au jeu de carte national de Russie : le Durak. On a tenté de comprendre les règles avec Maïwylou en les imprimant sur Wikipedia et en regardant les autres jouer,  mais au final c’est en essayant que tout s’éclaire (ou presque). C’est donc pas moins de 8 personnes qui viennent nous écouter et/ou nous regarder jouer. On est ravis d’un tel échange.  Nous nous assurons ainsi de très bonnes relations avec les deux gars jusqu’à la fin, chacun mettant la meilleure volonté du monde pour engager la conversation avec l’autre, mais ne communiquant la plupart du temps que par sourires complices face à une situation donnée ou bien encore par des pouces levés, faute d’un langage commun.

Lors d’un arrêt où nous descendons sur le quai d’une gare, nous rencontrons également Elo et Seb, un très sympatique couple de français qui sont dans le même train que nous à quelques voitures près, et qui font eux un Bretagne-Australie en vélo (avec exceptions donc). Va comme je te pousse est le blog sur lequel vous pouvez suivre leurs aventures qui ont débuté il y a quatre mois. Leur rencontre permet, lorsque nous les rejoingnons périodiquement, de partager nos expériences et ressentir l’atmosphère du wagon de l’autre. Nous découvrons ainsi rapidement des polonais défoulés et fêtards, un papi russe très au fait de l’éducation de son petit fils, et un couple russe parlant un peu anglais et surtout possédant une guitare, objet magique rassemblant les gens. Deux ambiances totalement différentes entre nos deux wagons que je suis heureux d’avoir connu.

Au final, outre la saleté s’accumulant sur nos corps, nos cheveux, l’odeur de certains voisins ou bien encore la porte des toilettes qui ne peut se fermer qu’en claquant fort et que bien évidemment la plupart des gens ne savent pas fermer, le voyage passe à une vitesse folle et ce même si on est 22h30 sur 24H allongés sur nos couchettes.

L’atmosphère des dernières heures est particulière pour tous (et pas uniquement parce qu’on a une nouvelle fois renversé sur la banquette de l’eau parfumée  à la sauce de poulet issue de nos nouilles), tout ceux avec qui on a bien sympathisé essayant de communiquer tant bien que mal pour souhaiter en quelque sorte  un « bon vent ! ».

On ressort ravis de ce périble en train d’un autre temps. On ne l’oubliera et ne les oubliera jamais.

Yayann

Commentaires (8)

Même 4 jours de train, passés principalement sur une banquette, restent des souvenirs inoubliables. Rencontres, musique, découvertes culinaires, odorat affûté, confèrent à votre voyage un aspect sensoriel dont finalement la promiscuité ne vous dérange pas !
Continuez à bien vivre vos découvertes.
Bien le bonjour aux ours de l’île d’Olkhon !
Mille biz de Mam Lou

Je viens de faire un tour sur le net pour visiter, de mon ordi, l’île d’Olkon… profitez à fond de cet espace…
Bien des pensées vous accompagnent. Je voudrais être une petite souris pour visiter l’endroit … il faudra que j’en parle au chaman du coin, s’il n’est pas parti en villégiature pour le mois d’août !
Biz Mam Lou

Magnifique,génial; expèrience je suppose irremplaçable,
la mondialisation à ce prix vaut tous les trésors.
A la petite exception, peut-être, des odeurs diverses
et variées provenant de différents rejets gastriques
non maitrisés. Sans oublier l’odeur naturelle humaine
dégagée au bout de quatres jours d’absence obligée de nettoyage.
Mais quelle passage de vie sublime, profitez en vraiment bien.
Gros bisous.
Didpap

Je viens d’aller voir moi aussi sur internet l’ile d’olkhon
hormis peut être l’aspect un peu touristiquement pittoresque d’une certaine partie de l’ile, qu’elle beauté, qu’elle paysage, vous allez vraiment vous rincer l’oeil.
J’ai hate de voir vos commentaires et photos.
Gros bisous.
Didpap

Au fait si il existe un jeu de carte spécifique pour la durak n’oublie pas d’en avoir un dans tes bagages.
Bisous.
Didpap

Le Durak se joue avec un jeu de carte normal. Malheureusement, même avec ça, je ne suis pas sûr d’être encore un expert.

Yayann.

Coucou à vous deux
C’est en direct de Cannes et en compagnie de Martine et Michel-Ange que je fais découvrir votre site et les articles.Tata dit « que votre magnifique voyage se continue au mieux et nous essayerons de vous pister de notre ordinateur perso, nous connaissons Michel Strogoff et ses péripéties. Bonne route à vous chers pélerins et profitez en bien » Gros bisous et à bientôt

Quels paysages magnifiques en perspective !!!! Apporte nous un peu de sable si tu en trouves.
J’ai localisé l’île d’Okhlon grâce au blog ci-dessous

http://www.heureuxquicommenous.fr

Juste un mot…. WHAOU !!!!!!

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