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Journée de transition en Sibérie.

Categorie : Irkutsk

 

On sort du train. Les regards amicaux et souriants s’échangent avec ceux avec qui on avait bien sympatisé dans le train.

Nous voilà donc à Irkutsk.

L’objectif est de dormir dans une chambre de repos que l’on peut louer à l’heure dans la gare. Malheureusement, on nous fait vite comprendre que c’est complet. N’ayant pas de prises dans la gare pour brancher l’ordinateur ET l’écran externe (une seule suffirait vu que l’on a une multiprise), on se résigne donc à dormir sur les longs bancs, bien séparés en sièges par des accoudoirs histoire de rendre le sommeil bien inconfortable. La salle d’attente est par ailleurs bondée et ce malgré la presque centaine de places qu’elle comporte. On rencontrera dedans des anglais qui ont prévu d’aller sur l’Ile d’Olkhon le matin même et termineront eux aussi leur voyage à Pékin. Leur exemple n’est qu’un parmi tant d’autres que nous verrons qui tendent à démontrer que l’Ile d’Olkhon est devenue un lieu où vont tous les backpackers et que le Transmongolien est prisé pour les voyages en sac-à-dos.

Au lever du soleil, après un semblant de nuit (autant dire rien du tout) où nous nous relayerons Maïwylou et moi-même pour rester éveiller, nous sortons de la gare dans le but d’atteindre la gare routière pour d’ores et déjà acheter les tickets de bus reliant Irkutsk à Khoujir, la principale ville de l’Ile d’Olkhon (prononcer Olkhone). Grâce au Lonely Planet et à sa carte, nous savons comment nous y rendre et à quel endroit de la ville elle se trouve. On prend donc le tramway numéro 1 qui nous semble aller jusqu’au bout. Surprise !  Le tramway a l’air de tout sauf d’un tramway et c’est d’ailleurs la seule fois que nous le verrons dans la ville. En effet, près du chauffeur se trouve une applique lumineuse de la Vierge Marie, seuls deux/trois sièges sont fixés au sol, un quatrième étant une chaise de bureau à roulettes ! L’arrière est quant à lui rempli de placards et établis où dépassent outils, couvertures usées  et pots de peinture ouverts – probablement depuis longtemps d’ailleurs. Au final, on se croirait dan un van hippie !

Toujours est il que le tramway noius dépose à 200 mètres de la gare et nous devons terminer le chemin à pied. Cela nous permet de découvrir ainsi une rue sinistrée (et on remarquera par la suite que beaucoup sont ainsi !). C’est le Tiers-monde tout simplement. A quelques rues du centre-ville propre et harmonieux se trouvent des routes défoncéees dont les nids-de-poule sont comblés avec du sable ou de la terre, des troitoirs cabossés, des maisons délabrées, parfois abandonnées et des chiens errants. Le spectacle fait froid dans le dos. A titre de comparaison personnelle, même au Kosovo ou au Sénégal je n’ai pas eu un tel sentiment de pauvreté et de décrépitude. Même les gens paraissent avoir subi tous les malheurs de la Terre.

Ce spectacle s’arrêtera provisoirement lorsque nous arriverons à la Gare routière. Marylou qui avait préparé tout un papier avec les mots en cyrillique (noms de ville majoritairement) obtient en quelques secondes les précieux sésames. Elle n’en sera pas peu fière, et moi non plus d’elle, d’autant que juste avant une dame avait passé 10 minutes à argumenter avec la guichetière. Ainsi, le départ pour l’Ile d’Olkhon est prévu le 13/08/2011 à 8H00 et le retour le 18/08/2011 à la même heure de Khoujir.

Ceci fait, nous retournons à la gare ferrovière pour acheter les billets du transmongolien vers la Mongolie. Après avoir galéré, passant d’un guichet à l’autre (car un seul s’occupe des voyages internationaux et il ne se trouve pas dans la même pièce que les autres), nous obtiendrons un départ pour le 19/08/2011 à 17h15 en Kupe, soit en deuxième classe car soit il n’y a plus de place, soit la 3e classe n’existe pas comme c’est le cas en Chine. Cela revient cher mais on préfère prendre le train que prendre le bus beaucoup moins cher et plus rapide car après tout on est là aussi pour ça !

Après un petit déjeuner composé d’un beignet fris avec de la viande acheté devant la gare (génial pour le petit déjeuner…),  on se dirige vers le dernier cybercafé de la ville d’après le Lonely Planet. Pas de chance, il a déjà fermé, du coup aucun moyen de regarder sur internet si c’est toujours bon pour notre hôte et qu’ils souhaitent bien nous héberger (bien qu’on lui avait dit d’envoyer un SMS !).

Du coup, recherche d’une auberge de jeunesse. Entre celles complètes, celles qui ont déménagé sans qu’on le comprenne alors qu’on cherche depuis une heure et toutes qui sont en fait situées dans des appartements d’immeubles avec à peine un petit écriteau de la taille d’une plaque de rue en France (et encore si on a de la chance !) signalant leur présence, on passera plus de 3H dans le cagnard avec les sacs alors qu’on n’est pas lavés depuis 5 jours (record battu !) et qu’on a rien dormi de la nuit.

C’est finalement une auberge dans une impasse coupe gorge qui nous accueillera et nous offrira une grande chambre où se trouvent 7 lits (trois superposés) dont un déjà occupé. Douche, lavage à la main des vêtements (car la lessive en poudre est payante) et repas nous occuperons grandement avant de profiter pleinement de la Wifi gratuite. La visite d’Irkutsk se fera donc au retour de l’Ile d’Olkhon ! Tant pis !

Alors qu’au fur et à mesure des gens arrivent, remplissant les lits – dont notamment un néerlandais avec lequel nous bavarderons quelque peu – nous mangerons de nouveau et irons à la gare ferroviaire afin de s’assurer  qu’il est bien possible de poser un sac tôt le matin et le laisser pour une semaine sans que ce soit trop cher. C’est bien le cas donc nous transvasons tout ce dont nous avons besoin pour la randonnée sur l’Ile – l’idéal eut été qu’on puisse garder les deux sacs et laisser des affaires à l’auberge afin de ne pas surcharger un sac, mais impossible. – avant de passer la soirée et une partie de la nuit à mettre à jour le blog.

Yayann

Commentaires (2)

Je lirai les articles sur l’ile demain, je ferme le magasin
il est 19h30 et je vais récupérer un meuble chez un client, la journée n’est pas encore terminée.
Au fait yann aprés 5 jours de non lavage qu’est-ce
qui sent le plus mauvais?
Gros bisous à demain.
Didpap

Secret ! Accord de non divulgation tacite entre Marylou et moi.

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